Avec une cordillère centrale culminant à 1979 mètres, d'où naissent de très nombreuses vallées descendant jusqu'à l'océan,
Santo Antão s'impose au marcheur comme une évidence.
Les vallées du Nord-Est, spectaculaires par leur relief et leur végétation, sont le visage incontournable et emblématique de l'île.
Les vallées de Ribeira Grande, Ribeira da Torre, Paul et Janela offrent une multitude de petits sentiers serpentant entre les hameaux, les canaux d'irrigation et les cultures tropicales en terrasses...
Canne à sucre, igname, carotte, manioc, patate douce, courge, manguiers, maïs, orangers, papayers, chou, jambosier, tabac, jacaranda, bananiers et goyaviers cohabitent joyeusement comme un inventaire botanique à la Prévert.
Mais réduire l'île à ses vallées luxuriantes serait une erreur.
À cet Est végétal répond l'Ouest minéral, peu fréquenté par les touristes, qui offre au voyageur curieux une rencontre authentique avec un Cap-Vert profond aux paysages semi-arides où les rares touches de vert des oasis de culture répondent aux couleurs ocres des montagnes et au noir des pics basaltiques. Enfin, les deux plateaux d'altitude (planaltos) qui dominent l'île en offrant des panoramas chaque fois différents sur les vallées profondes sont un monde à part où quelques familles d'éleveurs luttent contre la sécheresse.
São Nicolau est souvent considérée comme la petite sœur de Santo Antao. Si elle offre un potentiel plus limité pour le trek que son aînée, elle n'en reste pas moins une île très attachante aux traditions rurales fortes et aux paysages originaux. Le sommet arrondi Monte Gordo (1312m) déroule ses pentes jusqu'à la mer. Les sentiers qui en parcourent les flancs conduisent des champs de canne à sucre du versant Nord aux pentes arides du Sud et de l'Ouest. L'Est de l'île est un grand bras de terre sauvage et aride qui s'étend sur l'océan jusqu'au petit village de Carriçal, coupé du monde.
Santiago, au visage plus africain, offre un panel de paysages magnifiques et de sentiers originaux à l'écart des routes touristiques. Dépassé les dernières habitations de Praia, capitale turbulente et colorée de l'archipel la route s'élève dans les montagnes pour rejoindre au nord de l'île la baie de sable blond de Tarrafal. Cet axe de communication ouvre l'accès à la région du Pico d'Antonia, le sommet de l'île qui du haut de ses 1394 mètres offre un panorama époustouflant sur 360 degrés.
Moins exigeants physiquement que l'ascension du sommet, on trouve sur les contreforts de nombreux chemins donnant accès aux hameaux et aux cultures de cette région très agricole. Quelques itinéraires dépaysants permettent, en partant des montagnes, de rejoindre le bord de mer.
Plus au Nord, après la traversée de la ville d'Assomada, la Serra Malagueta et son parc naturel proposent un écosystème particulier et de belles descentes vers la côte Est, elle-même riche en criques sauvages bordées de palmiers et de cocotiers.